Quid du revival des années 2010 ?
Seule une poignée de groupes du revival postpunk du début des années 2000 furent adoubés par la subculture goth. N'étant évidemment pas intéressée par le retour du punk-funk ou de la new wave, mais plutôt par celui des ambiances post-Joy Division en imperméables.
Là où il y a une contradiction ontologique à un reproduire le postpunk, en est-il de même de la darkwave ?
Pour Victor Provis (Gothic Rock, 2021), la darkwave est davantage une porte d'entrée vers l'imagination qu'un objet fini qui serait le même pour tous. Elle permet de tisser une nouvelle dimension qui ne pourrait pas être affectée par le temps. Il suffit d'appuyer sur "replay".
Entre 2010 et 2015 apparurent nombre de formations proposant une atmosphère sombre et morose avec une grosse emphase rétro à coup de synthétiseurs et de machines bien eigthies.
La tendance eut la particularité d'être mondialisée et plusieurs actes, issus de pays précédemment invisibles sur les cartes de la gothosphère, furent capables de sortir un banger comptabilisant des millions de vues.
Empruntons à Duchamp son propos sur Buren et se clique : « Comme c'est emmerdatoire ».
Sources :
Pedro Peñas Y Robles, Dictionnaire passionné de la new wave (2022)
Daniel Dylan Wray, Darkwave: the gothic genre lighting up pop (2024)
Sylvain Fanet, Darklands: la face sombre de la new wave (2025)
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